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Alimentation : lubies et bébés difficiles
 

Vue la vitesse à laquelle ces petits bouts grandissent, ce n'est pas l'appétit qui leur manque ! Mais à partir d'un an à peu près, il est fréquent qu'ils développent des lubies alimentaires.

Que désirent les petits enfants ? Plus d'indépendance, et un certain contrôle sur ce qu'ils peuvent faire (ou pas) ! L'heure du repas est le seul moment où l'enfant peut dire "non" ou "pas encore", tout simplement en fermant la bouche, en recrachant la nourriture ou en la jetant par terre. C'est en plus un moyen très efficace d'attirer l'attention des adultes, dont il aurait tort de se priver !


Votre enfant peut développer différents types de lubies alimentaires. Certains jeunes enfants ne mangeront qu'un très petit nombre d'aliments et refuseront tout ce qui n'est pas sur leur “liste” ! Dans d'autres cas, les bébés mangent moins, et il peut vous arriver de vous demander comment ils font pour survivre étant donné les minuscules quantités qu'ils avalent pendant la journée. Et d'autres encore deviennent imprévisibles : ils se jettent sur une assiette de flageolets et d'oeufs brouillés un jour, et refusent d'y toucher le lendemain !
Il se peut aussi que votre enfant développe des lubies plus farfelues, comme par exemple de rejeter systématiquement tous les aliments avec des “morceaux” (comme un cake avec des raisins secs par exemple). Il aime les saucisses, mais aucune autre viande ne lui convient. Ou encore aucune portion de nourriture ne doit se toucher dans son assiette.

Gardez votre calme !
Il se peut que la situation ne s'aggrave si vous vous énervez. Il n'y a aucun problème si vous encouragez votre enfant à essayer de nouveaux aliments ou à prendre une autre cuillérée, mais par contre c'est une autre histoire, si vous passez votre temps à le gronder, le cajoler ou lui mettre la pression. Cela ne fera que rendre la situation plus intense et il y a des chances pour que cela devienne une habitude.

Essayez ces méthodes :

·      Faites du moment du repas un moment sociable et agréable : jouez à un jeu à table (avant de servir à manger, bien sûr; pas pendant le repas), afin de calmer votre enfant et le mettre de bonne humeur.
·      Mangez vous-même un petit quelque chose, pour que votre bébé ait l'impression que vous faites une activité ensemble. Il voudra peut-être goûter à ce que vous mangez.
·      Servez de petites portions de ce que votre enfant rejette normalement : un ou deux petits pois, ou un petit bout de légume. Continuez à lui donner l'occasion de goûter.
·      N'insistez pas pour qu'il finisse son assiette : permettez à votre enfant de manger ce qu'il veut, et une fois qu'il a fini, enlevez simplement l'assiette.
·      Il pourra manger tout seul quelques aliments avec ses doigts : de nombreux bébés ne commencent réellement à apprécier de nouveaux aliments que quand ils peuvent les prendre avec leurs doigts, en éprouver la texture et regarder leur forme. Les petits enfants peuvent aussi apprendre à utiliser une cuillère tout seuls vers 18 mois.
·      Ne vous fâchez pas ou ne vous angoissez pas si votre bébé rejette quelque chose. Le fait de le remarquer pourrait en fait l'encourager encore plus dans son refus.
·      Ne faites pas de chantage, du genre “tu ne mangeras ton dessert qu'une fois que tu auras fini de manger ce morceau.” Un bébé ne comprend pas ce type d'argument.
·      Maintenez une routine de trois repas par jour, plus un en-cas et une boisson entre chacun des repas.

Mon bébé refuse de manger

La plupart des jeunes enfants en bonne santé se débrouillent pour manger suffisamment, même lorsqu'ils ont des lubies alimentaires. Mais quelques uns finissent par se retrouver effectivement sous-alimentés à cause de leur détermination et de leur résistance vis à vis du contrôle imposé par autrui sur ce qu'ils mangent.
Dans certains cas sérieux, cela peut avoir un impact sur leur croissance et leur nutrition. C'est comme si la détermination de l'enfant l'emportait sur son envie naturelle de manger.
De nos jours, ce genre de problème lié à une alimentation restreinte sera pris très au sérieux par votre pédiatre. Il voudra mesurer et peser votre enfant, et si la croissance de votre enfant ralentit trop, il vous donnera probablement des conseils et son soutien.
Une étude importante menée au Royaume-Uni pour déterminer le traitement de problèmes de croissance a déterminé que trois pour cent des enfants âgés entre neuf mois et deux ans souffraient de problèmes de croissance liés à des problèmes d'alimentation. L'équipe de chercheurs a étudié ces enfants et a fait suivre un traitement à la moitié de ces enfants sous forme de soutien et de conseils prodigués par une infirmière visiteuse à propos de l'alimentation et du comportement. L'autre moitié du groupe n'était pas suivie. Les résultats ont montré que si un peu plus de la moitié (55 pour cent) du groupe d'enfants non suivis avait récupéré à l'âge de trois ans, 76 pour cent du groupe suivi avait récupéré dans le même temps. Cela montre bien que cela peut valoir la peine de faire quelque chose dès que les signes d'un problème apparaissent, au lieu d'attendre que cela passe.
Parlez à votre pédiatre si votre enfant refuse systématiquement de s'alimenter et que sa croissance semble en souffrir. S'il y a un problème (et il se peut qu'il n'y en ait pas, car certains enfants ont naturellement un petit appétit), votre pédiatre vous suggérera peut-être d'aller voir un spécialiste ou vous donnera peut-être des conseils, parmi lesquels : donnez de petites portions à votre enfant pour ne pas le décourager, restez calme lorsqu'il refuse de manger, et faites-lui des compliments (mais pas trop non plus) lorsqu'il mange sans faire d'histoires.
Essayez de lui donner envie de manger en lui présentant une assiette pleine de différents aliments, coupés en tous petits morceaux. Essayez par exemple des abricots secs ou des pêches, des chips, des petits morceaux de pain, des quartiers de mandarines, des cubes de pomme et de poire, et des rondelles de banane.
Si vous pensez que votre enfant ne mange pas suffisamment pour rester en bonne santé, cela peut parfois être utile de faire une liste, sur deux ou trois jours, de tout ce qu'il a vraiment mangé. Il se peut que vous ayez des surprises. Montrez cette liste à votre pédiatre et demandez-lui si, selon lui, il peut y avoir des carences. Dans certains cas, on vous recommandera peut-être de donner à votre enfant des suppléments en vitamines ou minéraux.
 

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